Monsieur Mathey, ancien président de la Commission foncière rurale (CFR1), avait porté plainte contre Valérie Dittli en 2024 pour calomnie, diffamation, abus d’autorité et violation du secret de fonction après qu’elle avait signé deux recours contre ses décisions à la CFR1, puis demandé sa révocation du poste de président.
En décembre 2024 un accord entre Jean-Claude Mathey et Valérie Dittli débouche sur le retrait de la plainte de ce dernier. Aujourd’hui, nous apprenons que l’accord prévoyait 8 clauses dont le remboursement des frais d’avocats ainsi qu’un mandat octroyé par le département de Madame Dittli à Monsieur Mathey. Seul le premier élément mentionné fait suite à une décision du Conseil d’État (CE) les autres clauses n’ont été ni présentées ni discutées par le CE malgré un conflit d’intérêt évident.
Le mandat octroyé à Monsieur Mathey a été qualifié de « disproportionné » par le juge Meylan auteur du rapport. Nous pourrions l’interpréter comme une contrepartie alibi. Cela d’autant plus que le libellé du paiement effectué par l’État à Monsieur Mathey ne correspond pas à la nature de la prestation. Par ailleurs, il a été constaté que le mandat prévoyait une mise à disposition de Monsieur Mathey auprès de la présidence de la CFR1, élément qui ne s’est jamais matérialisé et dont les détails contractuels ont été validé a posteriori.
À la suite de ce premier mandat, le Département de Madame Dittli a octroyé un second mandat à Monsieur Mathey validé par la Conseillère d’État sans information au CE et sur la base d’aucun cahier des charges, ce qui questionne grandement le fonctionnement interne du Département.
Ces éléments s’ajoutent à une plainte pénale pendante pour laquelle Madame Dittli est toujours entendue en tant que prévenue, de lourds dysfonctionnements au sein du département ont amené une souffrance majeure au sein des services de l’État sous sa responsabilité, de nombreuses ruptures de collégialité amenant à une déstabilisation du Conseil d’État et propos contradictoires notamment devant le Grand Conseil.
Au vu de tout ce qui précède, de l’accumulation de crises inédites touchant Madame la Conseillère d’État Dittli, dont les répercussions sont majeures pour le fonctionnement des institutions, le Parti socialiste vaudois ne voit pas comment Madame Dittli peut poursuivre son mandat avec la confiance des partis politiques, des institutions et de la population. Nous appelons donc à sa démission.
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